Depuis quelques années, Arequipa fait partie des noms qui évoquent l’évasion, l’inconnu, le mystère. Un peu comme Syracuse ou La Havane.
Perchée à 2400 m d’altitude sur les contreforts des Andes, construite entièrement en sillar (pierre vocanique blanche) par les conquistador au XIVe siecle, et cerclée des volcans : le Misti, le Chachani et le Pichu Pichu (tous bien au-dessus de 5500 m, voire 6000 pour le Chachani), Arequipa a quelque chose d’immédiatement saisissant.


Elle regorge de bâtiments coloniaux, tous plus beaux les uns les autres.



C’est tellement agréable de se promener dans ces ruelles animées.

Les places des Armes est vraiment un endroit très plaisant.

Au coucher du soleil, la ville est chatoyante avec les reflets rougeoyants sur cette belle pierre blanche.

La nuit, l’ambiance paisible, laisse place à une ville extrêmement animé.




Le couvent de Sainte Catalina
Véritable ville dans la ville, dédale de ruelles, de cloître, de cellules de nones, de salles capitulaires, le couvent de Sainte Catalina est la pièce maîtresse d’Arequipa.

On se promène dans ce labyrinthe de ruelles et de passages.


(Je n’ai pas forcé sur la saturation des couleurs, c’est vraiment rouge sang et bleu roi.)

Vu que tout se ressemble, on se perd forcément un peu, mais c’est le charme de ce genre d’endroit.

Il y a une infinité de possibilités, à vrai dire.

C’est sûr que le rouge et le bleu donnent des contrastes magnifiques.

Mais on fini toujours par tomber sur un cloître qui invite à la médiation.


L’ambiance est extrêmement paisible.

Et tout village qui se respecte a sa place avec une fontaine, évidemment.


Chaque nonne avait son petit appartement, avec chambre, salle de prière et cuisine.

La petite cour privative

Le coin cuisine

Mais évidemment, il y a aussi des salles communes.

Elles produisaient même des gauffres.

La Ruta del Sillar
Le sillar est cette pierre volcanique blanche, provenant d’anciennes éruptions des volcans voisins. Nous avons pu visiter une carrière, encore en activité. C’est… stupéfiant, à tous points de vue.

Les sculpteurs locaux s’en sont donnés à coeur-joie.


Le canyon et les pétroglyphes de Culebrias
Des millions d’année ont formé un canyon étroit dans cette roche blanche.

On s’enfonce progressivement dans les profondeurs du canyon.

Evidemment, ça n’est pas sans rappeler Antelop canyon, aux USA.

Au bout du canyon, on peut observer des pétroglyphes laissés par des personnes de la culture Wari (500 -1200 ap. JC)

Au niveau de la taille, évidemment, ça n’a rien n’a voir avec Nasca.

Allez, on continue, on va monter sur l’Altiplano.
Arequipa a tenu toutes ses promesses, c’est vraiment un ville à visiter impérativement.
<- Nazca

