Le peuple Nazca, ses lignes et ses pyramides

Les Nazca sont un peuple ayant vécu dans cette vallée, entre -200 avant J.C. et 600 après J.C., donc bien avant les incas. En vrai, on sait peu de choses sur ce peuple et beaucoup de question demeures ouvertes.

Ils vivaient dans ces plaines arides où la ressource en eau était une question vitale, la seule eau disponible venait des faibles précipitations des mois de décembre et janvier, et des rivières qui coulaient des Andes, mais qui s’asséchaient six mois dans l’année.

ça plante un peu le décors !

Les mystérieuses lignes de Nazca

Parce que c’est avant tout ça que nous sommes venus découvrir. Ces fameuses lignes, des pétroglyphes, réalisées en excavant la couche supérieure de la terre, sombre, pour faire apparaitre la couche de terre plus claires et créer ainsi des lignes, des formes géométriques et des dessins (selon l’époque), qui ne sont visibles que du ciel.

Le singe n’est pas un animal de la région de Nazca, ce qui prouve qu’ils ont été amenés ici ou au moins représentés par des personnes connaissant les singes, à la nuances que les singes enroulent leurs queues dans l’autre sens. Erreur ou message ?

Les chercheurs pensent que les animaux représentés étaient des animaux vénérés, mais souvent les lignes des animaux se prolongent pour rejoindre d’autres lignes, comme on le voit avec le bec du colibri. Cela fait penser à certains chercheurs que les animaux auraient une autre signification que seulement une représentation.

Parfois, les lignes sont explicites, comme ci-dessus, où on peut voir un toucan géant (encore un animal de l’Amazonie).

Mais parfois, c’est moins évident à comprendre. Est-ce que les animaux qui se chevauchent ont été délibérément mis ainsi ou est-ce un ajout postérieur ? Visiblement, il y a eu plusieurs périodes de lignes distinctes et, encore une fois, les formes ne sont pas visibles du sol.

L' »astronaute » mais sans doute plus probablement un chaman avec un masque de chouette

Si le sens des formes animalières reste obscures, il n’y a, et sans doute il n’y aura toujours, que des conjectures. Mais il y a une convergence de signe pour indiquer que ces formes seraient tous liées à l’eau.

Sur la photo, on voit la panamericana, autouroute du nord au sud des Amériques, qui a été construite bien une milieu du motif du lézard, c’est vous dire à quel point ces formes ne sont pas visibles du sol.

Les lignes droites, elles par contre, sont plus interprétables.

Ils semblerait qu’elles convergents vers des lieux de rituels et que les larges lignes trapézoides serait des espaces cérémoniels, dédié à des cultes liées à l’eau, tellement précieuse dans ce désert.

En plus de la ligne, on peut voir un mystérieux triangle, une lettre « E » – totalement anachronique – et un colibri.

Les scientifiques ne savent toujours pas comment ils ont pu tracer ces lignes parfaitement droites ou perpendiculaires sur des centaines de mètres, voire sur des dizaines de kilomètres pour les plus longues. On dénombre au total plus de 800 lignes droites, 300 figures géométriques et 70 dessins animaux et végétaux (ou biomorphes) dans toute la région. Les silhouettes biomorphes mesurent entre 15 et 366 mètres de long (30m de plus que notre tour Eiffel !).

Certains scientifiques (d’horribles mathématiciens) ont montré que telle ou telle ligne tend vers le soleil levant le jour du solstice d’été ou vers telle étoile à telle moment. Et donc ont postulé que ce champ de ligne était un énorme calendrier astral. Mais vu le nombre de lignes et de motifs, c’est sans doute inéluctable qu’au moins une ligne tende vers tel astre à tel moment. Bien que ces mesures soient exactes, elles sont à réinscrire dans la compréhension cultuelle des lignes vis à vis de l’eau.

Alors, évidemment pour pour voir ces fameuses lignes, il faut prendre de la hauteur en avion, dans un cesna, un coucou quoi.

Vous dire que ça n’a rien d’une partie de plaisir est un doux euphémisme. En effet, pour voir ces formes depuis les hauteurs, l’avion tourne autour des formes, un coup à droite, un coup à gauche. Le pilote pointait littéralement l’aile vers les motifs à observer.

Alors, vous avez trouvé le bonhomme – un chaman – au bout de l’aile ?

Bref, un coup à droite, un coup à gauche, un coup à droite, un coup à… blurbbb, j’ai vomis.

Je rigole, mais si c’était à refaire, je passerai mon tour. Vraiment, TRÈS désagréable. J’avais le cœur (et tout le reste) au bord des lèvres. Il nous a fallu 2 heures pour nous remettre ensuite.

Après coup, avec un Inca Kola, à observer les photos, je me dis que c’était beau et que ça en valait la peine.

Source : https://www.nationalgeographic.fr/histoire/archeologie-perou-les-lignes-de-nazca-lun-des-plus-grands-mysteres-damerique-du-sud

Le centre cérémoniel de Cahuachi

Peu connu du grand public et un peu oublié des tours opérateurs, nous avons découvert ce site d’une importance majeure dans la culture nazca un peu par hasard, grâce à des photos à notre hôtel.

Cahuachi est un grand centre de 24 km2, composé de 16 pyramides nazca, mais une seule a été sortie des sables qui la dissimulait, en 1985.

Entièrement construit en adobe, mélange de sable, d’argile, d’eau et de paille, ce site est extrêmement dépendant des conditions climatiques propres au désert péruvien.

De nombreuses lignes de pétroglyphe converge vers Cahuachi d’où il semblerait qu’on puisse observer l’organisation globale des ces pétroglyphe (qu’on n’a pas pu voir), ce qui renforcerait le caractère sacré du site et le sens de ces lignes, montrer aux dieux la ferveur.

Le site a été abandonné au VIe siècle de notre ère. Toutes les structures ont été ensevelies par les hommes afin de protéger d’une profanation, bien qu’un culte y ait perduré pendant des siècle encore.

source : https://www.peroudecouverte.com/cahuachi-centre-ceremoniel-nasca.html

Les aqueducs de nazca

Vivre dans un désert présentait forcément une contrainte majeure liée à l’irrigation et plus généralement à l’eau. Dans la plaine de Nazca plusieurs rivières sont alimentées par les Andes, mais pas assez pour que ce flux ne s’interrompe pas.

Les nazca avaient compris que sous la plaine de sable coulaient des rivières souterraines et des aquifères. Grâce à un système ingénieux, ils ont trouvé le moyen d’avoir accès à cette eau en permanence.

L’Aqueduc de Ocongalla a été contruit il y a 2500 ans. Ils s’agit de 3 sources qui sont canalisées pour fournir de l’eau au paysan.

Ce système vieux de plusieurs millénaires est encore utilisé.

Pour finir, je vous montre la dune de sable la plus haute du monde (2 000 mètre). Elle est tellement irréelle que pendant plusieurs jours, j’ai cru que c’était un nuage accroché à la montagne.

On va prendre un peu d’altitude maintenant vers Arequipa.

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