C’est particulier d’écrire sur un voyage 10 ans après. Et pourtant. J’ai l’impression pendant ces 10 ans que je n’ai fait que repenser à Sydney. Bon j’exagère un peu, mais j’avoue que l’Australie reste pour moi un éden, une sorte de rêverie ouattée, presqu’un monde parallèle.
Pour cet article, je ne me replongerai pas dans ce que j’avais alors écrit. Pas la peine. Juste ce que j’en garde. Cette place immuable que ce pays a dans mon coeur.
L’arrivée
Je me souviens très bien que le voyage pour arriver à Sydney avait été, à proprement parlé, interminable. De longues heures, presque deux jours en fait. J’étais parti de chez moi un vendredi matin à 9h pour arriver à mon homestay le samedi soir à 20h (avec 10 heures de décalage, soit 6 heures le dimanche matin, heure française). Pendant ces longues heures de voyages, les gens me demandaient où j’allais et lorsque je répondais fièrement « L’Australie ! » tous me regardaient avec un regard incrédule et me répondait inlassablement « si loin ?! »
Ce n’est qu’arrivé sur place, hagard en sortant de l’aéroport de Sydney que je compris ce qu’ils avaient tous voulu dire. Effectivement, j’étais « rincé » ! Assailli par les odeurs et les bruits d’un autre monde, l’émotion me gagna alors dans un mélange contradictoire de joie d’être arrivé (ENFIN!) à Sydney (et de l’avoir fait tout seul comme un grand!) et de tristesse d’avoir laisser tout le monde de l’autre côté du globe.
Mais le temps n’était guère à la mélancolie. J’allais découvrir ma famille d’accueil, non sans une certaine appréhension. Appréhension qui se révéla justifiée par la suite.
Le dimanche qui suivi mon arrivée, en vrai, je n’en menais pas bien large. Entre la fatigue, le jet-lag et le sentiment d’isolement obligatoire pour un étranger très fraîchement débarqué, je me demandais quand même ce que je foutais là. Je savais pertinemment que j’étais venu prendre des cours d’anglais, mais dans l’immédiat je n’aurais pas craché contre une conversation en français. D’ailleurs toute la première semaine j’ai du dormir 10 heures par nuit tant mon cerveau était épuisé de toujours parler anglais.
Mais une visite à la célébrissime plage de Bondy Beach m’a assez rapidement rappeler pourquoi j’avais choisi Sydney au lieu de Dublin par exemple.


En matière d’introduction, Bondy donne assez bien l’ambiance de Sydney : super cool ! Là, je me suis dit qu’il fallait juste s’habituer mais que ça ne serait pas si compliqué que ça.
Sydney
La vie a Sydney s’avéra assez vite vraiment décontracté. En dehors de mes cours d’anglais, j’eu vraiment tout loisir de me promener dans cette ville du bout du monde, au charme discret. Ce qu’on vient chercher ici, ce ne sont pas les monuments historiques. Ok, on n’est pas à Paris. Non, c’est plus une ambiance, quelque chose comme une ville occidentale, presque européenne, mais le stress en moins. La préoccupation des gens semblent uniquement être « à quelle heure on se retrouve pour le barbec’ ? ».
C’est indescriptible et tellement agréable.


Et à Sydney, l’eau est partout. Vraiment partout. (vous pouvez le voir sur la carte au-dessus). Les plages sont très nombreuses et l’estuaire du fleuve sur lequel la ville est allongé semble prendre un malin plaisir à creuser caps , baies, criques et plages.



Et puis, la nature est partout à Sydney. Rien à voir avec nos villes bétonnées et à la nature domptée, emparquée.

D’ailleurs, on fait toujours un peu gaffe où on met les pieds et les mains…



Les blue mountains
Les blue mountains sont des montagnes à l’ouest de Sydney. Une sorte de rempart avant le désert de l’outback. Elles ont été appelées ainsi à cause de la couleur bleu que donne les forêts d’eucalyptus.



En vrai, j’ai pas tant trouvé que ces montagnes étaient bleues mais je dois reconnaitre que ça sentait très fort (et très bon) l’eucalyptus. Et puis ces forêts primaires ont vraiment quelque chose de magique, un peu irréel.

Jervis Bay ou mon initiation au surf
J’ai profité d’être en Australie pour m’initier au surf. Nous sommes donc partis avec mon école pour un week-end surf dans le sud de la Nouvelle Galles du Sud.

Et nous voilà donc, à 8h du mat’ à patauger dans l’eau (ou plutôt sur les planches) alors que c’est l’heure où les requins passent à table…

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